
Secouristes au Liban
La DDC s'engage à soutenir le volontariat
Fin juillet 2008 s'est déroulé à Beyrouth un cours de formation organisé en partenariat par la Croix-Rouge libanaise (CRL), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la DDC, par l'entremise de de son Bureau de coopération à Amman et d'une équipe de spécialistes des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) et de l' Ecole supérieure de soins ambulanciers (ECAMB) de Genève. Ce cours représente le premier module d'un programme de formation des secouristes volontaires libanais qui va s'étendre sur trois ans.
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Imaginons un pays ravagé depuis plus de trente ans par la guerre civile, les luttes intestines, l'occupation, le chaos politique. Parallèlement, imaginons un pays fier de sa culture, à la jeunesse
hautement éduquée, capable de rebondir économiquement grâce à son sens de l'innovation et à sa créativité. Il s'agit bien d'un seul et même pays: le Liban. Sandrine Tiller, responsable de la coopération au sein de la délégation du CICR, est à l'origine des développements relatifs à ce secteur opérationnel. Après une première évaluation conduite en 2005, alors qu'elle était encore basée au siège du CICR à Genève, elle a procédé à une actualisation des enseignements recueillis en lançant une nouvelle évaluation en janvier 2007, suite aux événements de juillet 2006 où les services d'urgence de la CRL avaient été mis à rude épreuve. Il en est ressorti des conclusions proches de celles de 2005, la principale portant sur le sous-financement chronique de ce secteur voué à l'urgence. "Les stations (Les stations – ou centres – sont au nombre de 43. Elles couvrent l'ensemble du territoire libanais; quelque 2600 volontaires y sont déployés; un numéro d'urgence national, le 140, est en service 24 heures sur 24) survivent selon le principe du 'chacun pour soi'. Mais, ce faisant, la structure perd son harmonie aussi bien dans les équipements que dans l'éventail des services offerts. Il est temps de s'entendre sur un niveau de prestations semblable sur tout le territoire et d'établir des standards et des normes dans lesquels chacun se reconnaisse", explique Sandrine Tiller. Contact est alors pris par le CICR et la CRL avec un certain nombre de donateurs potentiels, dont le Bureau de coopération (Buco) de l'Aide humanitaire de la Suisse à Amman, qui couvre la Jordanie, la Syrie et le Liban. Celui-ci est immédiatement intéressé par le volet "formation" de cette stratégie, qui s'inscrit dans le premier objectif de son propre programme régional de réduction des risques couvrant ces trois pays durant la période 2008-2010. A Berne, la section Moyen-Orient et Afrique du Nord (NONA) donne son aval à un engagement de l'Aide humanitaire pour une durée de trois ans, avec un premier budget annuel de 340'000 CHF, couvrant l'achat et l'équipement de deux unités mobiles de formation qui ont été livrées en juillet dernier ainsi que le soutien financier au premier cycle de formation des instructeurs, formateurs et volontaires du service médical d'urgence de la CRL (EMS – Emergency Medical Services). Le contexte libanais, qui alterne périodes de calme avec résurgence d'hostilités politico-militaires, a été pris en compte mais n'a pas affecté la préparation de la mission, qui s'est déroulée entre octobre 2007 et juillet 2008. |
Des galeries de photographies :
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Un certain état d'esprit appelé humanité
Au soir de l'ouverture du cours, le vendredi 18 juillet 2008, l'émotion est intense, tant du côté des volontaires libanais, les
futurs instructeurs, que du côté de l'équipe enseignante. Chacun se demande s'il va être à la hauteur. Les volontaires auront à absorber quantités d'informations nouvelles en plus de leurs journées
de travail (le cours se déroule sur deux week-ends et le soir durant la semaine de 19 à 23 heures). Un régime astreignant pour tous.
Les premiers jours rassurent: les exercices pratiques sont très bien scénarisés, alors que la partie théorique souffre un peu de la barrière des langues. Les 26 volontaires, dont un tiers de jeunes femmes, font preuve d 'une faculté d'adaptation impressionnante et d'un très bon sens clinique. Leur expérience de plusieurs années est empreinte d'une attitude d'humanité omniprésente.
Du côté de l'encadrement, le CICR et la DDC, par la voix de Sandrine Tiller et de Santi Vege, responsable du Buco à Amman s'émerveillent "d'un partenariat pilote si original jouissant d'un état d'esprit particulier". Nul doute que cette expérience donnera lieu à d'autres idées constructives pour l'avenir.
Pour Olivier Hagon, "au-delà de la rapidité d'exécution de ce projet, qui a pris vie en l'espace de neuf mois, il est important de souligner l'harmonie qui règne entre tous les acteurs." Cela tient à la qualité des partenariats et surtout au niveau de motivation et à la capacité d'adaptation des 26 volontaires libanais qui participent aux 140 heures de cours dispensés par une équipe constituée en Suisse, sous les auspices de la DDC. Comme le souligne Béatrice Crettenand Pecorini "pour les gens qui travaillent dans le secteur pré-hospitalier, l'urgence fait partie de leur quotidien. Ils savent s'adapter rapidement." C'est ce qui crée l'unité dans ce cours. Un bon présage pour un projet dont le principal objectif est d'introduire davantage de standardisation et d'harmonie dans les gestes qui sauvent.
Reportage Michèle Mercier
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| Quelques membres de l'équipe du projet qui, au complet, se compose de : | ||
| L'équipe du projet DDC |
L'équipe CRL d'encadrement |
DDC Amman |
| Olivier Hagon médecin anesthésiste et urgentiste aux HUG |
Georges Kettaneh Directeur national du Département des secouristes (EMS) |
Santi Vege responsable du BUCO |
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Béatrice Crettenand Pecorini |
Nabih Jabr |
Christian Boss responsable adjoint du BUCO |
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Lionel Dumont |
Rachelle Saadeh Adjointe au responsable de la formation EMS |
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| Jean-Daniel Junod infirmier anesthésiste aux HUG |
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| Florian Ozainne enseignant ECAMB, ambulancier |
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Jean-Luc Danckaert |
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